jeudi 8 mai 2014

La prison d’Alcatraz

Par  Maxime Fortin et Nicolas Vachon


Il existe plusieurs prisons aux États-Unis, dont une certaine, plus célèbre que d’autres: la prison fédérale d’Alcatraz. Dans ce texte, il sera question de la prison d’Alcatraz, plus précisément de sa description, de la vie à l’intérieur des murs, de la fermeture et de la reconversion de cette prison.

 
Description de la prison

D'abord, Alcatraz a vu le jour en 1867 comme prison régulière et en 1933 comme prison fédérale. La prison est située au sud-ouest des États-Unis en Californie dans la baie de San Francisco. Le phare d’Alcatraz est le plus vieux en activité aux États-Unis sur la côte ouest-californienne. La superficie de l'île est de 4,8 km2. La prison est entourée de requins et de forts courants qui peuvent empêcher une ou des évasions.

 
La vie en prison
 
À vrai dire, la vie à Alcatraz était bien simpliste. Les 1576 prisonniers n’étaient pas là en raison de leur crime, mais plutôt du fait qu’ils avaient un mauvais comportement dans les autres prisons fédérales, alors ils étaient déportés à Alcatraz. Les règles à Alcatraz étaient très strictes. Les prisonniers avaient quatre droits qui étaient d'être logés, nourris, habillés et soignés. Les prisonniers avaient droit à certains privilèges comme d’avoir des visites, de pouvoir travailler à l’usine de textile de l’île ou bien ils avaient le droit d’aller à la bibliothèque ou de peindre. Par contre, certains plus téméraires que d’autres ont tenté de s’évader d’Alcatraz, au total 36 détenus. De ces 36 détenus, 23 ont été rattrapés par les gardiens, six tués par balle par des gardiens, trois qui ne furent jamais rattrapés et portés disparus en mer.
 

Fermeture et reconversion de la prison

Même si Alcatraz fut ouverte pendant 29 ans de service, elle ferma ses portes le 21 mars 1963, en raison des coûts de gestion et de rénovation trop élevés. Entre la fermeture d'Alcatraz et la réouverture en site historique, elle fut louée à des Amérindiens. En 1971, la prison fut rouverte comme un site historique qui est aujourd'hui visité par des millions de touristes chaque année. L'île est également un très bon site d'observation des oiseaux de la baie de San Francisco.

mercredi 20 novembre 2013

Le gaz de schiste


Dernièrement, j'ai vu un documentaire percutant et lu des articles inquiétants sur le gaz de schiste. C’est ce qui m'a amenée à me questionner sur cet enjeu social d'envergure : devrait-on laisser le gouvernement nous imposer ce modèle pétrolier et gazeux, comme nos voisins de l'Ouest et des États-Unis, pour une simple question d'argent? Personnellement, je crois que non, le contraire serait complètement insensé. Je m’oppose donc à cette exploitation pour des raisons environnementales et à cause des impacts physiologiques que cela peut apporter.


Mise en contexte

Le gaz de schiste est en fait un gaz naturel formé profondément dans les sous-sols de la terre. Il s'agit de gaz emprisonné dans une roche sous forme d'argile. L'extraction de gaz de schiste est difficile et couteuse. Cela consiste à utiliser des techniques de forage à l'horizontale. La fracturation hydraulique est un processus dans lequel de l'eau et des produits chimiques sont injectés avec pression dans les roches pour les fracturer afin de récolter le gaz libéré. Ces techniques sont reconnues pour être extrêmement dommageables pour la santé et l'environnement.


En premier lieu, une des raisons pour laquelle je crois que l'extraction de gaz de schiste devrait être bannie est que les répercussions environnementales sont irréversibles. Commençons par la quantité phénoménale d'eau que cela exige pour seulement un puits. Pour la fracturation, le forage d'un puits nécessite 11 millions de litres d'eau douce. Selon le ministère des Ressources naturelles, le prélèvement d'un important volume d'eau dans les milieux naturels, même sur une courte période de temps, pourrait avoir des effets irréversibles sur les écosystèmes aquatiques et humides. Les impacts risquent d’affecter également les puits d'eau potable et les systèmes d'irrigation agricole. Plus de 850 composés chimiques et toxiques sont utilisés dans la fracturation hydraulique, les risques de contamination et de fuite sont nombreux. Les effets que cela aura sur nos fleuves, rivières et lacs seront irréparables. Les puits de schiste ont presque toujours des fuites, ce qui est très dangereux. Les fuites et les débordements de fosses peuvent entraîner une pollution des sols et de l'eau. L'eau potable peut être contaminée par plusieurs produits chimiques, toxiques et même radioactifs comme de l'arsenic, du méthane, du mercure et des centaines d'autres produits nocifs. Sans compter que 50 % des agents nocifs reste sous la terre et vont dans nos cours d'eau et l'autre 50 % s'évapore dans l'air ambiant. Ensuite, l'extraction de gaz de schiste contribue à la formation de smog et de pollution dans l'air ce qui contribue fortement aux changements climatiques. Le raffinage de gaz de schiste est considéré comme un puissant gaz à effet de serre vingt fois plus dommageable que le dioxyde de carbone. De plus, les citoyens qui demeurent près des sites de forage sont pris avec des problèmes de pollution sonore et lumineuse, car le forage se fait 24 heures sur 24.

 

Deuxièmement, le forage de gaz de schiste a des répercussions lourdes sur la santé. L'eau contaminée ingérée peut avoir des conséquences dramatiques, voire mortelles sur la personne. Les produits chimiques qui sont utilisés lors de la fracturation hydraulique peuvent nuire fortement à l'organisme de l'homme, même s’ils sont absorbés en très faible quantité. L'eau contient de l'arsenic, de l'acide citrique, du benzène de l'uranium et du radon pour ne nommer que quelques produits. De nombreux témoignages touchants et percutants de personnes qui habitent près des lieux de forage ont confirmé les craintes: la vie des gens est en danger. Les gens qui demeurent près de puits de schiste sont pris avec des problèmes importants : l'eau et l'air sont complètement pollués. Ils ne peuvent plus boire l'eau du robinet, ni se laver, ni faire la vaisselle, ni faire de lessive, les besoins les plus essentiels sont supprimés en totalité. Ils ne peuvent plus sortir à l'extérieur sur leur terrain, car l'odeur du benzène est omniprésente et les composés organiques dans l'air peuvent causer le cancer. Les gens qui respirent constamment le même air près des puits de schiste et de même que ceux qui en ont ingéré l'eau sont à risque de souffrir d'étourdissements, de migraines, de gonflement des jambes, de nausées, d'asthme, de perte de connaissance. Dans les pires cas, les gens souffrent de lésions au cerveau, de cancers des poumons, cancers des intestins, etc. Avec le temps, même leur odorat et leur gout finissent par être bousillés. La qualité de vie des gens est radicalement brimée, et ce, à cause des pétrolières qui sont avides d'argent.

Certaines personnes diront que le forage de gaz de schiste est bon pour l'économie et le développement durable au Québec. À cela, je réponds que le Québec, ainsi que le reste du monde, est capable de faire une transition écologique de l'économie. Une des solutions est de se tourner vers le développement durable en mettant en valeur notre potentiel énergétique. Le biogaz est un gaz naturel constitué de déchets organiques, d'eaux usées, de purin, de fumier et de déchets de poissonneries. Tout ce qui est organique et non linéaire peut être utilisé et valorisé en gaz naturel sans les inconvénients du gaz de schiste. D'autre part, le biogaz peut être capté dans les sites d'enfouissement limitant ainsi les émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre. Nous améliorons aussi la qualité de l'air en détournant les déchets organiques, on réduit le besoin d'agrandir les sites d'enfouissement. En prime, nous héritons de compost de très grande qualité qui peut revenir sur nos terres agricoles. Cela génère des profits publics. L'industrie du gaz de schiste n'a rien de durable, non seulement il détruit notre environnement, mais il ne rapporte rien au Québec, car généralement, ce sont des compagnies étrangères qui récoltent les profits. Le plus intéressant dans le virage vert de notre économie est que l'alternative est moins risquée, plus porteuse d'emplois, moins invasive et meilleure pour la santé. D’ailleurs, il faut noter que, dans le monde depuis 2010, il y a plus d'investissements dans les sources renouvelables que dans  l'hydrocarbure.


Pour finir, je crois toujours que le forage de gaz de schiste devrait être banni. L'industrie du gaz de schiste n'a rien de durable, il détruit notre environnement et la santé des gens. L'efficacité énergétique n'a que des impacts positifs, du point de vue environnemental et économique. Il ne faut pas se leurrer devant les compagnies gazières. C'est notre responsabilité de faire du Québec une province à l'économie verte.
 
Marie-Ève Morin

jeudi 28 février 2013

POÉSIE


 
 
LOVEAMOUR

Sans prévenir, il arrive, il repart

Mais transforme tout

Il arrache les larmes, sans effort il désarme

Les plus sains, les plus fous

Il est insaisissable, nous sommes insatiables

Âmes rudes ou anges doux

Les ballades le  chantent, les draps s’en enchantent

Amants joue contre joue

Il s’empare du cœur faisant vivre d’espoir

Les Arabes, les Papous

Ceux qui s’aiment le disent, se déchaînent, se livrent

Des plages de Nantes à Moscou

Les Anglais prononcent « love », l’amour se fait, se vit

Ici, ailleurs et partout
 
Par Josélito Lacasse

 
 

mercredi 19 décembre 2012

Le taxage chez les jeunes

Par Jocelyn Duquet

 
Au Québec, tout le monde connaît ce qu’on appelle l’effet de masse où le plus fort écrase le plus petit, où une personne « différente » est mise de côté et attire les mauvais regards. Donc il n’est pas étonnant de voir que dans les institutions scolaires du Québec, il y ait autant d’intimidation et de taxage. Car si on se fie aux journalistes Annie Fernandez (Journal de Québec) et Lia Lévesque (La Presse), tout laisse croire que ce fléau ne sera pas réglé d’aussitôt. Beaucoup de questions se posent : quels types de gens pratiquent le taxage? Pourquoi autant de silence sur le sujet? Où est l’aide aux victimes? Et enfin, y a-t-il des plans d’actions prévus?
 



Qui sont les taxeurs?


Selon les diverses sources contactées, les gens qui pratiquent le taxage sont plus souvent enclins à avoir des comportements agressifs. Ces taxeurs n’ont pas peur d’exécuter leurs menaces ni de régler leurs comptes à coups de poings ou de tout objet disponible sous la main. Bien souvent, ils connaissent leur future victime, ils savent qu’elle sera facile à appréhender et leurs cibles de choix sont les plus jeunes. Plusieurs d’entre eux le font dans le but de se payer de la drogue et de l’alcool. D’autres le font pour se procurer des vêtements de marque comme le rapporte Guillaume, une victime :  « Ils voulaient m’enlever mes shoes et mon gilet ».  Il est à noter que les taxeurs aiment opérer en gang.
 



Le taxage toujours tabou


Les gens le savent, mais personne n’ose parler, comme l’indique la policière Suzie Gagné de la ville de Québec : « Ils savent de quoi je parle, mais à cause de la loi du silence, ils regardent par terre ». Pour tout dire, les jeunes n’osent pas dénoncer un autre à visage découvert et lorsque c’est le cas, ils ont peur. Toutefois, ce qui permet  surtout à ce fléau de perdurer, c’est le silence des  parents qui banalisent les faits et qui vont même jusqu’à nier que leur enfant soit un taxeur malgré toutes les preuves.


Aide disponible et futur plan d’action



Pour l’instant, il n’y a que très peu d’aide offerte aux victimes. La seule aide est une ligne de dénonciation (691-Agir) où les appels se font en tout anonymat. Puis, si on regarde du côté du plan d’action gouvernemental, la ministre de l’Education veut implanter une campagne nationale de sensibilisation sur le sujet, elle veut aussi que chaque école ait son propre guide pour lutter contre la violence. De plus, elle désire créer un centre d’expertise à partir d’un milieu universitaire et engager  plus de psychoéducateurs en milieu scolaire.  

Finalement, maintenant qu’on connaît le portrait psychologique des taxeurs, est-il possible de l’éviter? Et si on commençait à dénoncer au lieu de passer sous silence, les mesures annoncées n’auraient-elles pas plus d’impact? Il est temps que ça change!

jeudi 15 novembre 2012

J'attends pas d'crever


  Par Josélito Lacasse                    

J’ai dû me foutre de ce que pensaient les autres à un tel point que je me foutais de moi-même et de ce qui pourrait  arriver. Le rejet et la peur de vivre qui affligeaient  le jeune écolier que je fus alors, nourrirent l’insouciance et la révolte auxquelles j’étais enclin.

Moi, différent des autres à tant d’égards, j’eus intérêt à m’accrocher, qu’importe mon mal, qu’importe ma haine, afin d’échapper aux solutions suicidaires qui harcelaient mon âme d’enfant fragile à casser.

N’ayant point choisi mon milieu, ma nature, mon prénom, je priais mon Créateur afin simplement…d’être quelqu’un d’autre. Ne pouvant acquiescer à ma demande ainsi formulée, «  Le Miséricordieux » allégea cependant le poids de ma croix et me permit d’endurer ma couronne d’épines qui incarnait les pourquoi de cet ostracisme, de mon injuste mise à part.

Mais alors, quel paradoxe ! Je n’ai toutefois subi aucune forme de violence à l’intérieur de ma famille.  Mes parents furent exemplaires et peu en ce monde peuvent prétendre leur arriver à la cheville.  Néanmoins, à l’instar de l’hiver, cruelle est parfois la vie.  Ils sont, tour à tour, décédés en ma présence.  L’absence irrévocable de leur tendresse allait régir en moi une démesure existentielle qui s’avérerait destructrice et combien coûteuse.

En revanche, je devais survivre et qui sait… aimer la vie?  Je trouvais l’école acerbe et l’ai quittée à 14 ans.

Mon ticket pour Liverpool fut une rencontre décisive avec le rock and roll.  Adolescent, je m’envolai sur les guitares de Corbeau.  La rage de vivre de leur survoltée chanteuse devint mon carburant et…ma première drogue.

« Inarrêtable », je partis pour les croisades affirmer qui je suis et assumer les frasques d’un gamin excessif et extrémiste faisant outrages et « bêtises dans les rues d’Montréal».  Chaudes étaient les nuits et moi aussi!  En exil, en quête d’absolu, de bar en bar, de soir en soir.  J’étais très loin de penser «  études ».

Rapidement, je vécus de grandes histoires d’amour et fus exalté par de véritables amitiés fusionnelles.  De plus, en tous sens, j’ai vibré sur scène en chantant le rock pendant 10 ans et occupai des emplois aussi idéals que gratifiants.

Même si j’ai traversé le Parc Lafontaine , en déroute effrénée, j’ai vu les eaux bleues de la Méditerranée, scintillant d’un soleil imparable en criant de plaisir.

À présent, dans un autre millénaire, je réalise que 40 ans apportent  la sagesse de se suffire à soi-même.  Elle apaise la colère qui tue et chasse les démons refoulés dans nos errances intérieures troubles.  C’est ma nouvelle tangente qui m’a insufflé ce choix judicieux : celui de reprendre mes études (que j’aimais au fond).

Ayant persévéré, travaillé fort, en plus de croire en moi, c’est « l’homme » qui récolte enfin les délicieux fruits d’un retour à l’école fulgurant.  Mon but d’écrire et d’enseigner le français émoustille mon zèle fou qui, maintenant, m’habite totalement !

Contre toutes attentes, contre vents et marées, en vous souriant…« J’LÂCHE PAS ! ».


Texte inspiré de ma propre histoire et rédigé pour le concours "Ma plus belle histoire".
« J’LÂCHE PAS » est un titre de CORBEAU puisé de l’album FOU paru en 1981.